Portrait 7 – Une Jeune Fille dans le Vent

© écrit par Marie TALEC

 

« La pilule ? Jamais ! Jamais mon gouvernement ne déposera un tel projet de loi ! On ne peut pas réduire la femme à une machine à faire l’amour ! Vous allez contre ce que la femme a de plus précieux, la fécondité. Elle est faite pour enfanter ! Si on tolère la pilule, on ne tiendra plus rien ! Le sexe va tout envahir ! (…) C’est bien joli de favoriser l’émancipation des femmes, mais il ne faut pas pousser à leur dissipation. C’est leur intérêt, elles ne s’épanouissent vraiment que dans la maternité. Introduire la pilule, c’est préférer quelques satisfactions immédiates à des bienfaits à long terme ! Nous n’allons pas sacrifier la France à la bagatelle ! »

Charles de Gaulle, Entretien avec Alain Peyrefitte, 1965.

*

5 Octobre 1967

 

A Jargeau

Bonjour Louis,

 

Aujourd’hui il pleut, je suis resté à l’intérieur. Je voulais m’occuper du jardin mais avec toute cette eau qui tombe, ce serait à refaire demain.

 

Tu vas encore dire que je ne te fais que des reproches, mais ça fait longtemps que je n’ai pas eu de tes nouvelles. Ça fait déjà six mois que tu n’es pas rentré à la maison. Michèle s’ennuie de toi, elle m’a demandé quand tu viendrais nous voir.

Elle a décidé de venir bientôt à Paris, je crois qu’elle téléphonera pour prévenir. Est-ce qu’elle pourra dormir chez toi ?

 

Je n’étais pas d’accord mais elle s’est coupé les cheveux court l’autre jour. Toi et elle, vous êtes comme votre mère, vous n’en faites qu’à votre tête. C’est comme la dernière fois que tu es rentré, quand tu ne voulais pas admettre que tu avais tort sur la manière de recrépir le mur.

 

Je sais que c’est un peu tôt pour demander, mais penses-tu rentrer à Jargeau pour les fêtes ? Irène et sa famille seront là.

 

 

Hervé

*

Décembre 1967

 

Il était allé l’attendre Gare d’Austerlitz, de peur qu’elle ne se perde ou qu’elle ne se trompe de ligne. Étourdie comme elle l’était, Michèle aurait eu tôt fait de prendre un train pour la lune au lieu de celui qui devait la déposer non loin de la Porte de Pantin et de leur appartement.

Les retrouvailles furent un peu embarrassées, Michèle se dandinant d’un pied sur l’autre en soufflant dans ses gants, Louis, engoncé dans son blouson. Après une étreinte maladroite et quelques banalités sur son voyage en train et la froideur ambiante, ils se dirigèrent vers l’entrée du métro et grimpèrent les quelques volées de marches qui menaient au quai.

– Tu as de la chance, c’est une ligne aérienne, lui fit remarquer Louis tout en tendant deux tickets au poinçonneur grelottant qui s’appuyait à la grille du tourniquet.

 

Tous deux grimpèrent à bord du wagon de queue. Une fois installés, Louis pris le temps de dévisager sa sœur. Elle semblait plus ouverte, plus détendue que la dernière fois qu’il l’avait vue à Jargeau. Avec sa frange de cheveux filasse qui frôlait ses sourcils et sa coupe au bol, elle ne différait guère des jeunes parisiennes qui peuplaient les magazines et les plateaux télé. Son manteau long qui s’arrêtait aux genoux les laissait apparaître, nus au-dessus de longues chaussettes blanches enfilées à l’écolière sous une jupe qu’Hervé jugeait bien trop courte. Pendant que Louis l’inspectait de la tête aux pieds, Michèle dévorait des yeux les voyageurs qui l’entouraient.

– Arrête de fixer tout le monde, enfin, tu n’es pas au zoo, grogna finalement Louis.

– Eh ben, tu es toujours d’aussi bonne humeur ? le taquina Michèle. Il faut bien que je pose mes yeux quelque part. Toi tu vis ici, mais pour moi c’est la première fois !

Louis haussa les épaules, fixant par la fenêtre de la rame l’alternance de percées en extérieur, de couloirs obscurs et de quais aux murs envahis de réclame (« Qu’elle s’habille de rouge ou de points blancs : angine ? Oracilline ! », « Le téléviseur Pathé-Marconi obéit à tous vos désirs »…).

– Et alors, la touriste, qu’est-ce que tu voudrais voir aujourd’hui ? Elles sont libres à quelle heure tes copines ?

– Elles sortent de la fac à cinq heures, répondit Michèle. Moi ce que je voudrais, ce serait voir les grands magasins !

Les yeux de Michèle brillaient.

– Tu as gagné à la loterie alors ? Si tu veux t’acheter un vison, c’est la période, répondit Louis, goguenard.

– Mais non enfin, grand bêta. Je veux juste aller voir, voir les nouveautés, voir les vitrines, voir comment on s’habille quand on est une jeune fille dans le vent ! Tu sais que je veux travailler dans la mode, plus tard ? Ou peut-être comme attachée de presse…

Louis jeta un œil au sac de voyage de sa sœur et le hissa sur son épaule.

– Allez, après tout, pourquoi pas, je te montrerai l’appartement plus tard. Ça fait longtemps que je n’ai pas vu de bourgeois bien en chair. Viens on descend, il faut changer de ligne.

 

– Bastille !

Michèle lisait à voix haute les noms de toutes les stations, comme pour se rincer la bouche de ces noms entendus auparavant sur les ondes ou pendant ses cours d’histoire, s’appropriant station après station la carte affichée devant ses yeux. Louis, familier désormais avec l’entrelacs multicolore de lignes, lui racontait le métro et la ville du bout des doigts.

– Et là tu vois, au bout de la ligne orange, c’est le quartier de la Villette, et nous on habite à peu près par là. Ça, c’est Montmartre. Pour le Sacré Coeur, il faut s’arrêter à Anvers ou Abbesses. Et puis il faut préparer ses jambes, parce que ça grimpe sec !

– La Samaritaine c’est où ?

– Je crois que c’est du côté du Louvre, ici. Tout le centre était en travaux, l’année dernière, c’était un chantier pas possible. Ils ont ouvert une voie pour que les voitures puissent passer en bord de Seine, tu te rends compte ? Au ras de l’eau, ils ont coulé du goudron, de là à là. Il faudra que je te montre si on a le temps d’y passer. De toute façon, quand ils ne construisent pas, ils démolissent.

– Ils n’ont pas rasé la Tour Eiffel, quand même ?

– Non, mais je suis sûr qu’ils y ont réfléchi ! C’est incroyable, on dirait qu’ils veulent construire autant de parkings et de piscines qu’il y a d’habitants à Paris. Ils sont aussi en train de monter des barres immenses de HLM à Asnières, Pantin, dans le quartier des Olympiades aussi, partout où ils trouvent de la place. Toutes ces tours où on s’entasse comme dans des clapiers à lapins…

A mesure qu’ils se rapprochaient des grands boulevards, le wagon se remplissait de hordes compactes de parisiens, emmitouflés dans leurs manteaux d’hiver. Au milieu de la foule toussante et reniflante, dont les visages soucieux fixaient tour à tour une montre et la liste des stations qui défilaient, le frère et la sœur formaient un îlot à l’abri de la grogne. Ils étaient heureux de se retrouver.

episode7

Par Lucile STEINER

 

Quand ils émergèrent sur les Grands Boulevards, ils s’accrochèrent l’un à l’autre pour ne pas se perdre dans le flot de passants affairés. Michèle, le visage tourné vers le ciel cotonneux du début d’après-midi, tête nue, s’extasia.

– C’est magnifique, regarde !

Les lampadaires étaient décorés de globes qui projetaient une lumière dorée sur les trottoirs et réchauffaient les façades blanches des magasins. Au-dessus des boulevards, les illuminations tissaient une toile qui luisait faiblement, tandis que les branches des arbres, décorées de guirlandes, tendaient vers le ciel leurs bourgeons de lumière. Louis et Michèle marchèrent lentement, contemplant les articles de haute couture, toute une débauche de tissus légers aux couleurs chatoyantes, conçus pour tirer l’œil de tous et n’être portés que par une élite de privilégiés. Dans quelques vitrines, des marionnettes animées rajoutaient encore à la féerie du moment.

– Tu en es où pour le bacho ?

– Bof. Ça m’ennuie tout ça, je voudrais être déjà partie. Il ne se passe rien à Orléans, encore moins à Jargeau. Et puis c’est rempli de fachos.

Le visage de Michèle se ferma.

– De fachos ?

Michèle marcha quelques mètres en silence.

– Papa ne t’a pas dit ce qui s’était passé ?

Voyant le signe de dénégation de Louis, elle poursuivit.

– J’imagine que, vivant à Paris, tu es beaucoup plus au fait que moi de tous les mouvements qui se mettent en place en ce moment. Tu as déjà entendu parler du Planning Familial ?

– Hein ?

– Le Planning Familial, enfin, Louis, atterris ! Ça fait presque dix ans que ça existe, ne me dis pas que Mathilde et toi n’avez jamais entendu parler de contraception ?

Louis rougit, déstabilisé par le tour que prenait la conversation.

– Lucien Neuwirth, ça te dit quelque chose ?

– Euh oui… Mais depuis quand tu t’intéresses à ça toi ?

– Depuis que je suis une femme et que j’en ai marre qu’on me dise ce que je dois faire ou ne pas faire ! Et je te signale que ça te concerne aussi.

– Oh tu sais, moi, la politique…

Michèle avait repris sa figure d’adolescente boudeuse, mais quelque chose de beaucoup plus mature perçait sous le visage juvénile.

– C’est bien toi, ça, toujours perché dans les nuages, jamais les pieds sur terre. Bon, ce qui s’est passé c’est que j’ai failli être virée du bahut.

Ils marchaient plus vite à présent. Michèle parlait fort, sans plus prêter d’attention au décor magique qui l’avait captivée quelques minutes plus tôt.

– Ça fait plus d’un an que le projet de loi sur la régulation des naissances a été déposé, et ils ont beau débattre, on ne voit pas le bout du tunnel. Tu te rends compte ? Et pendant tout ce temps, il y a des pauvres filles qui se retrouvent en cloque ou meurent dans des cuisines dégueulasses à coup d’aiguilles à tricoter. Ça fait plusieurs mois que j’ai rejoint le mouvement. D’ailleurs, c’est grâce à Yvette et Françoise, que je rejoins ce soir.

– Ah, c’est comme ça que vous vous connaissez… marmonna Louis.

Michèle reprit :

– Je milite pour que des cours d’éducation sexuelle soient mis en place au lycée… et arrête de regarder ailleurs quand je te parle ! Il n’y a rien de sale à informer les jeunes comme nous sur ce qui les attend.

Louis se racla la gorge, essayant de donner le change :

– Et c’est pour ça qu’ils ont voulu te virer ?

– Je me suis fait prendre à faire des photocopies pour le planning familial en salle des profs.

Cette fois-ci, Louis rit de bon cœur. L’ambiance se détendit un peu, ils ralentirent le pas.

– Tu es incroyable.

– Je m’en suis tirée avec un avertissement pour « propagande anticonceptionnelle » et un remontage de bretelles musclé par papa. Heureusement, pour une fois, ce n’était que des tracts… ils auraient été capables de m’accuser de pornographie et là j’étais cuite !

– Pourquoi, d’habitude tu photocopies quoi ?

– Oh, des brochures d’information avec des illustrations techniques…

Michèle fit un geste suggestif qui fit de nouveau rougir son frère. Louis en profita pour attirer Michèle vers une bouche de métro.

– Il est presque quatre heures. Si tu veux voir le Bon Marché avant de rejoindre la Sorbonne, il faut qu’on y aille maintenant.

*

De retour dans les sous-sols, à l’abri du froid, ils s’assirent sur des sièges restés libres.

– Et toi alors, comment ça se passe ? lui demanda Michèle. Tu peins toujours ?

– Oui, la plupart du temps… Ça marche plutôt bien habituellement mais en ce moment ce n’est pas la joie. Trop froid pour rester des heures dehors à se geler les pieds et les mains, et les clients se font rares. On tire un peu le diable par la queue depuis quelque temps. Du coup j’ai pris une décision…

Michèle, attentive, regarda son frère en attendant la suite. Louis prit une grande inspiration et dit très vite :

– Alors je me suis inscrit à un cours par correspondance pour devenir détective privé.

Ce fut au tour de Michèle d’éclater de rire.

– Toi, détective privé ? Mais je croyais que tu voulais faire de la restauration d’œuvres d’art ? Mathilde en dit quoi ?

– Arrête de te moquer. Je ne lui en ai pas encore parlé. Ca m’a toujours intéressé, d’en savoir plus sur les gens, de comprendre leur histoire ! Finalement, ce n’est pas si éloigné, et peut-être que je pourrai me mettre à mon compte…

Devant l’air sceptique de sa sœur, il continua, intimidé soudain.

– Et derrière, je me disais aussi… Tu sais, depuis que maman est… Je n’ai jamais pu savoir qui était mon vrai père. Alors, comme Hervé ne voulait rien me dire j’ai commencé à faire des recherches par mes propres moyens.

– Papa ? Tu crois qu’il sait quelque chose ?

– Je suis sûr qu’il pourrait m’aider, mais tu sais comment il est, soupira Louis. J’ai écrit à plusieurs administrations pour essayer d’avoir plus d’informations, pour consulter des registres de naissance, ce genre de choses. Mais je voyais bien que je n’avais pas la méthode, et que peut-être je ne pensais à pas à toutes les pistes possibles.

– Pourquoi est-ce que tu t’obstines là-dessus ? Tout ça, c’est fini depuis longtemps, ça ne change pas qui tu es aujourd’hui…

– Tu ne sais pas ce que c’est, toi, d’être un bâtard, d’avoir l’impression d’être une demi-personne. D’être incomplet… Ces cours, c’est juste pour essayer d’apprendre à chercher. Et à trouver.

Louis s’interrompit brusquement et mit fin à la conversation.

– Sèvres-Babylone, c’est là qu’on descend.

 

La nuit tombait vite sur le boulevard Raspail. Louis et Michèle avaient traversé le Bon Marché sans le voir, plongés l’un et l’autre dans leurs pensées. Ils se mirent en route pour le Quartier Latin. Alors qu’ils longeaient le Jardin du Luxembourg, le bruit d’une foule en marche leur parvint, tout proche. Des pas, des voix, des slogans criés de toute la force des jeunes poumons qui étaient en tête du cortège. Le bruit se rapprochait. Au moment où Louis et Michèle tournèrent rue Saint Jacques, ils se retrouvèrent au milieu de la manifestation. Des jeunes et des moins jeunes, mais surtout des étudiants et des femmes, une forêt de banderoles et de pancartes. Une voix déformée par un mégaphone scandait, bientôt reprise par un chœur véhément :

– Mon corps…est-à-moi ! (Mon corps est-à-moi) Dé-ga-gez les ma-chos ! (Dé-ga-gez les ma-chos !) les femmes auront votre peau !

Essoufflée, la voix fut remplacée par une autre, qui reprit au mégaphone :

– Lâchons nos casseroles, prenons la parole ! Emancipation ! Qu’est-ce que nous voulons ?

Michèle se mit à crier :

– La pi-lule !

– Et vous la voulez quand ?

– Maintenant ! hurla Michèle en levant le poing.

Louis, médusé, suivit un moment sa sœur, qui ne se souciait plus de lui, et reprenait les slogans d’une voix forte, comme si elle l’avait oublié. Il avait traversé ces derniers mois en dehors des revendications, qui pourtant bruissaient autour de lui dans les journaux, dans les bars qu’il fréquentait parfois. Il avait plusieurs fois vu des étudiants, jeunes comme lui mais à des années-lumière de son univers, s’empoigner au nom de la liberté et de la lutte contre le capitalisme, sans bien comprendre ce qui les animait. Au milieu de la manifestation, Louis se retrouvait désormais plongé dans une actualité brûlante. Il regarda autour de lui : les personnes qui l’entouraient auraient pu être des amis, des copines. Elles n’étaient pas là, les faiseuses d’anges aux doigts crochus, les sinistres accoucheuses, les hystériques. Ils n’étaient pas là, les révolutionnaires, les « maos », tous ces voyous que dépeignait l’ORTF.

Le cortège ralentit, puis finit par s’arrêter devant la fontaine Saint-Michel. Louis et sa sœur parvinrent à s’extraire, au moment où, de nouveau, la marche s’ébranlait en direction de la Bastille. Côte à côte, ils regardèrent s’éloigner la manifestation. Au milieu de la foule, la tache vert-bouteille d’un manteau de feutre attira le regard de Louis. Il connaissait ce manteau. Il scruta la foule pour tenter de discerner les traits de sa propriétaire. La jeune femme, dont la chevelure brune s’arrêtait aux épaules, brandit une pancarte que Louis ne parvint pas à déchiffrer. Elle marchait sans hâte, ignorante des yeux qui la fixaient intensément quelques mètres plus loin. Mathilde.

 

*

6 Décembre 1967

A Paris

Ma chère Irène,

 

Je réponds enfin à ta dernière lettre, qui m’a fait bien plaisir. J’ai été heureuse de vous savoir, toi et toute ta famille, en bonne santé et le cœur plein d’ardeur à la veille des fêtes de fin d’année.

 

Sais-tu que Michèle était des nôtres, dimanche dernier ? Elle est venue passer le week-end à Paris pour rendre visite à quelques amies et passer un peu de temps avec son frère, qu’elle regrette de ne voir plus souvent. Heureusement, elle a dormi chez lesdites amies, de sorte que nous n’avons pas eu à pousser les murs de notre petit appartement ! Nous avons déjeuné ensemble le lendemain avant de la reconduire à son train.

Tu la verrais, la petite a bien grandi. Elle va déjà sur ses 18 ans, a une opinion sur tout, et répond à Louis dès qu’elle le peut. C’est un sacré tempérament !

 

Je me suis finalement laissée convaincre par mes collègues pour la marche, samedi. Je n’en ai pas parlé à Louis. Tu le connais, il est un peu dans son monde, et je crois que le simple mot de féminisme lui ferait prendre ses jambes à son cou. En marchant au milieu de toutes ces femmes, j’ai eu l’impression de faire quelque chose de bien, d’être à ma place.

Je sens que nous sommes à l’aube de quelque chose de neuf. Je ne m’explique pas complètement ce qui a fait résonner en moi cet engagement militant, mais je suis heureuse de contribuer, même petitement, à grossir les rangs de celles qui demandent et font le changement plutôt que de celles qui l’attendent en regardant leur télévision neuve ou en changeant des couches…

 

Mais je m’égare. La semaine prochaine, un nouveau chef de service arrive au travail. Je te raconterai s’il a su remplacer notre bon Monsieur Duruy, parti à la retraite au grand regret de nous toutes.

 

J’ai réussi à convaincre Louis de fêter Noël en famille, nous nous verrons donc bientôt ! D’ici là porte toi bien, ma chère sœur, et donne moi de tes nouvelles.

 

Je t’embrasse tendrement

 

Mathilde

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One Response to Portrait 7 – Une Jeune Fille dans le Vent

  1. Oh qu’il est chouette ce portrait !
    Michèle est super, les lettres qui encadrent très bien. J’aime beaucoup !

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